Jogja | Candi Borobudur

Aujourd'hui je te visite enfin, toi le grand temple du Kedu, jardin de Java ! Tu faisais partie des sites incontournables que je voulais voir avant de quitter l'Indonésie, et voilà que j'y suis. Après une petite pause dans les hauteurs de Kalibiru, je me dépêche pour venir contempler ta beauté. Mais ta beauté a un prix : 240'000 roupies. Qu'importe, billet en main je poursuis mon chemin. D'ailleurs, ce chemin bordé de parcs modernes est un vrai contraste avec l'authenticité que je te prête. Peut être est-ce le tourisme de masse qui a cherché à polir tes bords. M'y voilà ! Clic ! Clac ! C'est partie pour une nouvelle séance photos.


L'Histoire dit que le temple de Borobudur n'a pas servi plus de 300 ans aux croyants, lorsqu'il bordait alors le lac de la plaine du Kedu. Laissé à l'abandon pendant près de 600 ans, le lac a été progressivement remplacé par la jungle et les cendres jusqu'à ce que les européens en entendent parler et partent à sa recherche. Pendant ce temps, l'Indonésie connaissait déjà ses changements radicaux de religion.




J'entre sur le site, admire les formes et reliefs taillés dans cette pierre volcanique - sans doute provenant du Merapi, non loin de là. Je suis bien trop limité en temps pour contempler l'ensemble de l'histoire qu'il m'est offert de voir. Dans les différentes allées des différents niveaux, naissance, meurtres, adultères, charité...je porte mon regard ici et là pour en capter quelques épisodes, mais l'histoire est trop dense. D'ailleurs, on raconte que des épisodes les plus outrageux se trouveraient sous mes pas et auraient été fermés au public avec l'arrivée de l'Islam en Indonésie.




 







Je ne compte pas le nombre de stûpas qu'il y a sur le site, le site étant lui-même un stûpa. On me raconte d'ailleurs que c'est la représentation des étapes du succès d'une vie et que le sommet en est la symbolique réussite personnelle, c'est à dire l'accession à la sagesse. La légende dit d'ailleurs que celui qui touche le bodhisattva à l'intérieur des stûpas du dernier niveau (sans grimper dessus) peut réaliser le souhait de son choix.



Un stûpa peut en cacher bien d'autres ! En arrivant sur la terrasse supérieure, je découvre de nouveaux niveaux sur lesquels sont disposés des stûpas renfermant des représentations boudhistes, dont les positions (des mains notamment) diffèrent selon leur place sur le site. Les deux premières rangées circulaires habritent des stûpas dont la structure est compacte, alors que le troisième niveau est fait de stûpas dont la structure est faite de pierres imbriquées les unes avec les autres.




Si l'ensemble de Borobudur a été réapproprié par les croyants pour servir aux rituels annuels, il reste difficile de savoir s'il s'agit d'un temple ou d'un lieu de pèlerinage. En tous les cas, il reste le lieu le plus visité d'Indonésie.





L'heure passe et je n'arrive pas à me défaire des lieux. Je crois que je vais profiter du coucher de soleil sur la terrasse supérieure. Le moment où le soleil se couche est sans doute celui que je préfère dans la journée. Sa lumière orangée, ses rayons qui caressent les bâtiments et se jouent de la nature pour balayer le paysage de ses ombres... Ok, je vais me poser encore quelques minutes...








#Geoffrey