Batu Caves | 270, 271, 272...

Après quelques jours plutôt festifs, je retourne peu à peu à ma quête d'aventures et de découverte. Incontournables de la cité, aujourd'hui je me rends aux Grottes de Batu ! Il faut avouer que jusqu'alors, KL m'était un peu apparue comme une petite soeur jalouse de Singapour, engrainée dans une course folle au business et dont le seul patrimoine réside dans ses tours. Mais cette petite excursion redonne un air (fraichement) culturel à mon voyage.



Sans trop d'effort, il me suffit donc de prendre le keretapi jusqu'à son terminal pour rejoindre le site (disons KTM pour les plus intimes). Un local me confie que cette ligne est sans doute la plus lente et la plus imprévisible de KL et qu'il me faudra probablement m'attendre à rencontrer quelques "défauts techniques" ou de signalisation sur le retour, sans parler de l'horaire officiel qui peut varier de quelques minutes à quelques heures. Immersion.


Puisque nous sommes en pleine saison des pluies, sans surprises j'arrive aux grottes de Batu sous une pluie battante. Comme à mon habitude, je suis le mouvement et patiente le temps que l'averse passe. Puis en chemin, un premier temple, une grosse volière, quelques macaques crabiers et quelques coqs...jusqu'à que j'arrive à l'entrée du site, où il me faut monter pas moins de 270 marches - qui à l'origine étaient en bois - pour entrer dans la grotte principale.






Les formations de calcaire sont tout juste impressionantes ! Vieilles de plusieurs millions d'années, le temps a fait de cet espace une réelle oeuvre d'art, dont les stalagtites en occupent l'espace. 






Si à l'origine, ces grottes étaient exploitées commercialement par les chinois, il deviendra rapidement un lieu de culte pour les Hindoux du Tamil Nadu (Inde). C'est en 1891 que les Indiens disposent à l'entrée de la grotte une divinité, qui marque le début de la sacralisation du lieu. Et si le site est consacré à Murugan - dieu de la guerre et fils de Shiva - l'immense statue qui le représente et couverte de peinture d'or, ne verra le jour qu'en 2006. 


Dans ma progression du site, je découvre à nouveau quelques représentations de hindoux, religieuses ou de la vie courante. Si je trouve toujours que ces représentations manquent d'authenticité vis-à-vis du passif culturel que représente l'hindouisme, j'ai fini par m'y habituer et en apprécier le folklore.



Sans vraiment le savoir, j'arrive avec un timing parfait puisqu'il est l'heure de la prière. J'assiste donc à une procession rapide, dans ce site qui a réuni jusqu'à plus d'un million de pèlerins !




Dans le fond du site se trouve comme une anti chambre qui laisse passer un faisseau de lumière, donnant au lieu un aspect presque mystique ! Si le temps pluvieux aurait pu gâcher mon expérience, elle l'a - au contraire - sublimé, et je ne peux que rester emerveillé par les trainées d'eau qui coulent le long des stalagtites et créent parfois comme des murs d'eau. Je tiens à capturer ce moment, mais ma caméra rend la tâche techniquement un peu complexe, d'autant qu'il est difficile de saisir cet environnement.

 


Loin de l'ironie, je conseille donc vivement de visiter ce site juste après une petite averse, pour se laisser sublimer par la beauté des coulées d'eau qui tombent d'une centaine de mètres.

#Geoffrey






















en effet, pour 30 minutes à l'aller, il m'a fallu compter le double pour le retour.