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ISTANBUL. Sans même m'en rendre compte, me voilà déjà à la porte de l'Europe ! Comme une dernière occasion de me retourner et de saluer ce vieux continent avant la grande aventure. Je n'avais jusqu'alors - de toi - qu'une image peu objective, d'amis qui te ventent et te recommandent. Mais je crois bien que quelque chose s'est passé lorsque je t'ai aperçu ! Il est à peine 22h lorsque nous atterrissons et j'aperçois tes lumières à travers le hublot. Quelle surprise ! Tu m'apparais si mystérieuse, si réservée et pourtant si chaleureuse. Je me prête à croire que ces bateaux, qui naviguent sur ton flanc de mer, sont des restaurants flottants. J'imagine le bruit de leurs couverts, la chaleur de ces gens qui y dinent et discutent, apaisés par un air musical stambouliote. Loin des tourmentes que je te prêtais, tu apparais comme une petite perle en bord de mer. Oops ! J'en ai oublié de filmer l'atterrissage comme je le souhaitais. Je m'essaye bien à prendre quelques clichés, mais ce n'est pas suffisant. Je n'arrive pas à capter ce que je vois. Sois certaine, Istanbul, que je reviendrai percer tes mystères très bientôt !

Istanbul : 14/10/2015

JAKARTA. Après 12h de vol, je te vois enfin Jakarta la dominante. Je laisse mon petit regard voyeur sur ce que je découvrirai d'ici quelques semaines, comme un enfant impatient d'ouvrir ses cadeaux. J'aperçois alors tes dizaines d'ensembles d'habitations, séparés par des champs de quelques centaines de mètres, tantôt brulés par le soleil, tantôt luxuriants. Je peux clairement distinguer quelques jeunes garçons jouer au football dans ce qui s'apparente à un stade, entre deux routes remplies de centaines de scooters.

Arrivée à Jakarta Soekarno

Il est déjà l'heure d'atterrir et de quitter l'avion. Mon ami me l'avait pourtant dit, mais je sous-estimais la réalité. En voyant ce léger brouillard, j'ai vite repensé aux fraicheurs humides d'automne que je connaissais. Je m'apprêtais ainsi à remettre ma veste...jusqu'à ce que l'hôtesse nous indique la température : 29°C. Quelque chose doit clocher. Il ne peut pas faire 29°C avec une atmosphère chargée de brouillard ! Mais rien d'anormal à l’horizon. Bienvenue dans le climat tropical humide. A peine sorti de l'avion, je note ce changement d'univers. L'air, le regard des gens, leurs rires, même le toit des portes d'embarquement a quelque chose de spécial.

Porte d'embarquement pour Denpasar, Bali

Tout apparaît si harmonieux. Mais je ne suis finalement qu'un touriste, ce que les rabatteurs de taxis ne tardent pas à me rappeler, en me proposant notamment une course pour rejoindre mon terminal d'embarquement... 300 mètres plus loin. Je décline les quelques offres, à peu près sûr qu'il n'est pas si loin, jusqu'à commencer à me sentir un peu perdu lorsque l'on m'indique le "Terminal *three*" alors que mon billet me renvoie vers le terminal 2... Moment de doute. Hésitation intense. Situation quelque peu ambiguë, jusqu'à ce que je comprenne qu'il ne s'agit pas de *three* mais d'un symbole local. Me voilà rassuré, je sais où me rendre et je peux enfin rejoindre sereinement Bali.

#Geoffrey