Ipoh | Of (main) course !

Puisque je ne savais pas vraiment ce que j'allais trouver à Ipoh, je me suis donc rendu à l'Office du Tourisme pour y découvrir ce que cette ville avait à m'offrir. Sans préciser que les films des offices en Asie du Sud-Est ont tout à nous apprendre, j'ai pu entreprendre mon premier trail urbain officiel ! Mais ce que j'ai découvert en chemin a été une plus grande surprise encore...


Comme je le découvrirai un peu plus tard à Penang, je peux trouver ici et là quelques peintures de rue qui viennent embellir la ville. Celle que je retiens pour mon blog est sans doute une des plus emblématique du choc culturel que j'ai pu expérimenter. Celle de la boisson en format sac plastique.


Rien de vraiment bien saisissant en soi, mais je dois avouer que j'ai été surpris de voir qu'il était coutumier de promener son soda ou son jus de fruit dans un sac plastique. Comme une canette....mais en format sac plastique ! Bref, après cette parenthèse, je m'en vais donc à la découverte du patrimoine. Passage obligé à la gare - emblématique - puis direction cette petite église qui se trouve dans le guide. Sur le chemin, je croise quelques bâtiments tout aussi emblématiques, dont une grande école chrétienne (tout pareil que dans les films), mais l'excursion tourne vite à quelque chose d'assez....tourisme de masse !





Puisque l'heure du déjeuner est déjà passée mais que je n'ai toujours rien mangé, je décide donc de couper mon excursion pour partir à la recherche d'un endroit encore ouvert. Et quelle surprise ! C'est là que j'ai fait la rencontre de ce petit restaurant, non loin de l'Office du Tourisme, le STG.


Non seulement la surprise est à la découverte du lieu, mais aussi à la découverte du menu, partagé entre cuisine européenne (française et italienne essentiellement) et locale. Serait-ce l'occasion tant attendue de renouer avec les saveurs qui me manquent ? Oui, oui, oui ! 


J'avais manqué de ces petits cancans qui donnent à la restauration tout son prestige. C'est ainsi avec un accent précieux que la serveuse est venu prendre ma commande, sur cette nappe blanche qui ne ressemble à aucune de celles sur laquelle j'ai pu manger jusqu'à présent. Pour commencer, sans doute l'un des meilleurs thés au citron que j'ai pu boire en Malaisie, qui pourtant s'en fait une référence. Ni trop sucré, ni trop acide, ni trop dilué. Très vite rejoint par une soupe. Une VRAIE soupe ! Avec des légumes et non des bouillons qu'on cherche à faire passer pour des soupes...


Puisque le boeuf coûte relativement cher en Asie, il est remplacé par du poulet dans mes spaghettis bolognese. Mais toujours dans les règles de l'art, la serveuse a retiré le couteau de ma table ce qui m'a valu sans doute le plus grand sourire incontrôlé de cette journée. Et oui, on ne coupe pas ses spaghetti enfin ! Je voulais également me faire critique pour ce qui est du goût, mais je dois avouer qu'étant al dente avec une bolognese revisitée - plus douce car moins salée - et plus que délicieuse, je n'ai pas eu grand chose à redire.


Séduit jusqu'à ce moment dans ma redécouverte de saveurs européennes, je ne pouvais pas m'arrêter en si bon chemin. En recommandation du jour, le Lave Cake et sa boule vanille. Tant pis pour la française de crème brulée également à la carte où le tiramisu, valeur toujours sûre.


On sous-estime toujours l'importance de la culture culinaire de notre pays, mais ayant la chance d'avoir grandi avec un tel patrimoine, la cuisine est devenu un de mes piliers du bonheur. Alors autant vous dire qu'en sortant de ce petit restaurant, mon BIB était au maximum !

#Geoffrey