Si Jogjakarta (ou Jogja) était une ville plus proche du site, j'ai choisi de séjourner à Surkarta (ou Solo), moins fréquentée des touristes. Il me faut donc environ 1h30 pour rejoindre le site en bus. Autant dire que c'est la première fois que je prends le bus en Indonésie, et quelle expérience ! Ici, il n'y a pas vraiment d'horaires et les arrêts de bus sont parfois inexistants. A vous de les trouver ! Et si vous croyez que trouver l'arrêt de bus est le plus difficile, essayez de monter dedans lorsqu'il vous prend en marche, sur le bord d'une nationale... L'ambiance de l'avant voyage se veut d'elle même avec les coups de klaxons à répétition. Si la propreté n'est pas à l'ordre du jour et que le tout-fils-apparents est complémentaire aux pièces manquantes du tableau de bord, la seule chose vraiment préoccupante est de savoir si vous arriverez à bon port sans rouler sur un scooter. L'ambiance du voyage est - quant à elle - assurée par les vendeurs de nourritures et les troupes de musiciens successives qui usent de leur plus beaux yukulélés, maracas et autres instruments folkloriques. Bref, après cet épique voyage, j'arrive sur une nouvelle nationale, celle qui borde le temple. Il faut marcher une centaine de mètres avant de trouver l'entrée des locaux et "l'entrée internationale" (à savoir, celle où l'on paye 250k au lieu de 50k parce qu'on est "international" ...). Et m'y voilà....
